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Pourquoi et comment faire du froid votre allié forme : On vous dit tout

Plusieurs recherches l’ont démontré : s’entraîner quand les températures sont basses permet d’améliorer les performances athlétiques, de booster son endurance et aide à garder le sourire.

Précaution : Après le passage du froid sibérien, on se remet à l’entraînement en extérieur.

Brûlez plus

Comme la marmotte, vous avez fait des réserves de graisses durant les beaux jours pour mieux affronter l’hiver. Réjouissez-vous ! Cet hiver, vous allez pouvoir vous en débarrasser plus facilement. Plusieurs études ont montre que courir dans le froid permettait de dépenser plus de calories et plus de graisses que par temps chaud : car, quand ça « caille », nos dépenses énergétiques augmentent pour maintenir constante notre température interne.

Ressortez votre corde à sauter cet hiver. Commencez par vous échauffer en effectuant des mouvements circulaires des bras et des jambes. L’exercice consiste ensuite à sauter sur place le plus grand nombre de fois en une minute, avant de respirer 30 secondes et de recommencer. À répéter durant 10 à 20 minutes. Ce type d’entrainement permet d’activer votre graisse brune (ou adipocyte brun) qui semble, selon diverses recherches, participer à la régulation de la température du corps et, pour ce faire, brûler plus de calories. Selon le docteur Aaron Cypress du Joslin Diabetes Center à Boston et auteur d’une des principales études sur le sujet, « en activant 85g de graisse brune, vous êtes susceptible de dépenser 400 à 500 calories de plus par jour ». Les gros mangeurs seront ravis de le savoir !

Jouez-la comme Rocky !

Pour s’affuter avant d’affronter Drago, le boxeur soviétique dopé aux stéroïdes, Rocky court dans la neige et le froid (Rocky IV) et il a bien raison. Des chercheurs de l’U.S. Army ont établi que la température idéale pour courir un marathon était de 5°c. Mieux, ils ont essayé de déterminer l’effet de la température de l’air sur les performances des marathoniens en compilant les classements des 6 grandes courses nord-américaines et en analysant, notamment, les temps des trois premiers concurrents (masculins et féminins). Le froid gênait à peine leurs performances (-1,7% par rapport au temps record de la course). À l’inverse, plus il faisait chaud, plus l’écart entre le record de la course et leurs chronos augmentait.

Une heure de footing à vitesse constante, à 65-75% de votre fréquence cardiaque maximale (FCM), suivi de 30 minutes plus intenses à 85-90% de votre FCM. C’est le programme idéal pour travailler votre endurance cet hiver. Veillez à bien protéger vos extrémités – doigts, orteils, oreilles, visage et parties génitales – du froid durant vos entraînements !

Plongez dans le grand froid

La dégringolade du mercure ne vous incite pas à mettre le nez dehors. C’est bien dommage. Le froid est, en effet, un très bon antistress. Peter Clough de l’université de Hull (Grande-Bretagne) recommande ainsi de se laver à l’eau froide pour évacuer le stress accumulé lors de votre journée de travail, à défaut de trouver un job plus tranquille.

Osez la douche ou le bain froid avant de partir au boulot, le matin. En plus, ça réveille ! Les plus courageux peuvent également opter pour la nage en eau froide. En combi, surtout, et sans jamais dépasser 20 minutes d’immersion. Procédez lentement à la mise à l’eau et, par sécurité, restez à proximité de la rive. Cela activera votre circulation sanguine si vous ne faites pas un arrêt cardiaque avant !

Respirez

À court de souffle par temps froid ? Courir dans le froid oblige votre corps à consommer plus d’oxygène et à l’utiliser plus efficacement. Des chercheurs américains ont constaté que la consommation maximale d’oxygène (VO2max) augmente de 34% après un entraînement régulier par temps froid et votre vitesse de course de 29%.

On se met au fartlek, un exercice pour la course de fond et de demi-fond développé par le suédois Gösta Holmer. il s’agit d’alterner phases de sprint anaérobies et phases calmes aérobies. L’idéal : 10 minutes de course, un sprint de 30 secondes et 90 secondes de récupération, toujours en courant. À répéter 3 fois avant de réduire le temps de récupération de manière à enchainer sprint de 3à secondes et course de 15 minutes. Terminez la séance par un sprint de 30 secondes et 10 mintes de course.

Transpirez pour ne pas vous moucher

L’activité physique réduit la fréquence et les symptômes du rhume de façon significative : des séances régulières de sport d’au moins 20 minutes, assez intenses pour entraîner une augmentation de la transpiration, permettrait d’améliorer la résistance de l’organisme de 20 à 30%, si l’on en croit une récente étude américaine (Mayo Foundation For Medical Education & Research). Le sport stimulerait vos défenses immunitaires. Et plus la stimulation est répétée, plus les bénéfices seraient importants.

On s’emmitoufle, on superpose les couches de vêtements et on sort sillonner sa ville, à petites foulées. 45 minutes de course à pied quotidiennes suffissent à préserver vos sinus. Investissez dans un bon coupe vent imperméable, avec des zones d’aération zippées au niveau du dos et des aisselles.