Hier nous commencions notre récit de l’été. En voici la seconde partie :

Je regarde ma montre : 11 heures.
Si j’en crois Carlos, il serait temps d’aller faire un tour au bord de la piscine. Arrivés sur place, je constate qu’il a dit vrai : voilà enfin du monde. Et quel monde! Il y a là des dizaines de couples étendus côte à côte, incroyable vision de seins, sexes, fesses… Je reprends ma respiration et propose un transat à Julie. On ne tarde pas à s’intéresser à nous. Si les Européens sont rares ici, les Français, eux, sont une curiosité. Nous lions facilement connaissance avec trois ou quatre couples d’Américains. Les femmes, entre 30 et 40 ans, sont soignées, les hommes sont classes. Clients réguliers de l’hôtel, ces couples nous confient les raisons pour lesquelles ils apprécient l’endroit : le cadre et le service mais surtout cette impression d’absolue liberté et la satisfaction de voir toutes vos envies comblées. « Quand on est venu ici une fois, insiste David, chirurgien esthétique à Boston, toute autre destination devient fade. » Vers midi, l’immense buffet jouxtant la piscine commence à exhaler des odeurs de grillades qui réveilleraient la faim d’un mort. Le repas est savoureux. Après le café, les femmes retirent le paréo qu’elles avaient noué autour de la taille pour déjeuner. La beauté de leur corps (je n’ai vu aucune femme disgracieuse du séjour) donne à leur nudité un caractère naturel. Comme si le naturisme, qui est une exception ailleurs, devient ici une évidence. Certains couples se remettent à la bronzette, d’autres vont se faire bichonner dans le luxueux spa, d’autres encore participent aux animations (body painting, jeux, etc.) proposées au bord de la piscine. Julie me propose une sieste sur les toits. Quelle drôle d’idée! Il est 15 heures et la terrasse, à en croire Carlos, doit être déserte. Nous sommes en effet le seul couple, mais un peu d’intimité ne fait pas de mal. Caresses sous un soleil qui brûle nos peaux, langueur amoureuse sur un lit qui tangue, le sentiment de plénitude qui m’envahit peu à peu me fait prendre conscience de la magie de l’endroit. J’en suis là de mes sensations quand je sens une bouche humide chercher mon sexe. Ce n’est pas celle de Julie puisque ses lèvres sont en train de se promener dans mon cou. J’ouvre un œil et découvre entre mes jambes une blonde sexy qui a visiblement décidé de me rendre fou. Je referme les yeux et me laisse aller à ces douceurs inattendues, tandis que Julie se met à flirter avec le beau mec qui accompagne celle qui va bientôt se révéler démiurge au creux de mes reins. La jouissance me laisse pantelant. Je prends alors la mesure de ce que m’a dit David. Comment diable pourrais-je dorénavant trouver quelconque plaisir à des vacances à Oléron avec les copains ?

Le couple disparaît aussi vite qu’il est apparu et nous laisse, Julie et moi, ivres de volupté. Je lui propose une margarita frozen, histoire de nous requinquer. Elle décline la proposition: à 16h30, c’est pour elle l’heure du thé. Mais nous ne sommes pas en Europe et, au bar du jacuzzi, les couples en sont déjà au champagne. Va pour la frozen. Encore une fois, nous attirons vite l’attention. « Oh! Vous êtes de Paris ? J’adore Paris… », me glissent les Américaines en se frottant contre moi… Ouh, que c’est bon d’être français ! Autour du bar, la conversation est joyeuse et légère. à peine ai-je fini mon verre, le jacuzzi s’est rem- pli; quelques minutes et l’ambiance change radicalement. à présent, il y a une vingtaine de couples nus dans les bulles géantes, buvant, badinant, flirtant… Il y a de l’électricité dans l’air. L’excitation générale atteint son paroxysme lorsqu’une des bimbos s’allonge sur le bar, nue (est-il utile de le rappeler?), tandis que les autres filles la badigeonnent d’un coulis de chocolat avant de la lécher, jusqu’aux plus intimes. Je sens monter en moi un désir violent. J’aurais bien invité Julie à aller sur ce bar, pour la voir se faire manger par ces femmes gourmandes et surexcitées. Mais elle n’aime pas le chocolat. Elle me propose plutôt de plonger dans le grand bain. On entre dans le jacuzzi. La chaleur de l’eau mêlée aux effluves de la tequila me font tourner la tête. Et ces filles qui dansent en exhibant leurs incroyables poitrines finissent de me galvaniser. Julie se met à me caresser et m’embrasser. Autour de nous, des couples font l’amour. J’aperçois Carlos qui me fait un signe de la main tandis qu’il est train de prendre Veronica dans l’eau brûlante. Sur ma droite, David sirote une coupe de champagne en regardant sa femme soupirer, alors qu’elle se fait mordiller les seins par un bellâtre. Une superbe Colombienne surgit devant nous et se met à caresser fébrilement Julie en lui donnant des baisers sensuels. Je suis au bord de l’implosion; je tente de contenir les pulsions que ce spectacle orgiaque exacerbe en moi. Je sens Julie dans le même état. Je lui murmure: « De qui as-tu envie? » Elle me répond dans un halètement qui reflète bien son état d’affole- ment: « De toi, de lui, d’elles, du barman… » « Euh… non, ça ce n’est pas possible… » – la brochure de l’hôtel indique qu’il est strictement interdit aux membres du personnel d’avoir des relations intimes avec les clients… Je n’ai pas le temps de finir ma phrase que Julie se lance dans une fellation qui me cloue le bec. Un Texan, avec qui j’avais bavardé un peu plus tôt, me donne une grande tape dans le dos et me lance façon John Wayne: « Hey! You’re a lucky man! » J’allais le dire.

 

La fin de notre récit dès demain !

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