Nos papilles en sont friandes : le sucre. Et pour cause ! L’industrie agro-alimentaire a su nous rendre accro en rajoutant massivement à toutes ses préparations du sucre en masse. Il faut donc en être conscient, et adapter son bol alimentaire.

Bannir les plats préparés

Voilà un des maux de l’alimentation moderne : les plats préparés, directement consommables par l’acheteur. Soyez certains qu’ils regorgent de sucre. Et ce, quelle que soit leur nature ! Dans bien des produits où les sucres simples devraient être absents, on retrouve des doses non-négligeables de sucres ajoutés. Amusez-vous à passer au crible les étiquettes de vos produits alimentaires pour y dénicher des sucres cachés. Vous découvrirez alors nombre d’appellations comme « dextrose de blé », « glucose », « sirop de glucose », « maltose », « mélasse », « saccharose »…

Mais alors, quel intérêt pour les industriels de l’agro-alimentaire d’ajouter ledit sucre dans quasiment tous les produits ? Pour qu’on y revienne, pardi ! Car le sucre possède un atout de taille : son potentiel addictif. Serge Ahmed, directeur de recherche au CNRS et spécialiste en addictologie, a mené une étude très intéressante sur des rats il y a quelques années de cela, révélant que ceux-ci délaissaient la cocaïne dès lors qu’ils étaient en présence de sucre. Conclusion étonnante, qui laisse rêveur. Le sucre déclenche dans le cerveau une réaction hormonale de récompense dont on ne soupçonnait pas jusqu’à présent l’importance. C’est désormais chose faite. Voilà donc pourquoi les plats que vous achetez en supermarché sont à bannir.

L’index glycémique : à maîtriser

Penchons-nous sur ce qu’il se passe dans l’organisme lorsque l’on mange un aliment riche en sucre simple, comme par exemple une barre de céréales chocolatée achetée en commerce. Dans les minutes qui suivent son ingestion, l’action des lymphocytes NK (chargés de lutter contre les cellules tumorales) est inhibée. Et lorsqu’on sait que les cellules cancéreuses sont friandes de glucose pour se développer… Ce n’est pas pour rien que le PETscan, utilisé pour la détection des cancers, traque les sources de glucose dans le corps pour détecter la présence de tumeurs !

La glycémie, c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang, va connaître un pic. Devant cet afflux massif de sucre, le cerveau va ordonner au pancréas de sécréter de l’insuline afin de faire baisser ce taux de sucre sanguin dramatiquement élevé. Celui-ci chute donc. Or le cerveau est lui-même très vorace en glucose, et subit donc un choc hypoglycémique. Deux conséquences que nous avons tous connues : un gros coup de barre, et une envie irrésistible de sucré. D’où les petits craquages quotidiens qui enclenchent donc à chaque fois le cercle vicieux de l’hyperinsulinisme, responsable du diabète. Autre mauvaise nouvelle : l’insuline est l’hormone du stockage du gras. La voie royale vers l’obésité, donc.

Il faut donc apprendre à maîtriser sa glycémie. Pour ce faire, concentrez-vous sur l’index glycémique des aliments. Celui-ci permet d’évaluer l’influence de tel ou tel produit sur votre glycémie. Un index glycémique bas vous évitera un pic de glycémie trop important, nocif comme nous l’avons vu. Il faut donc faire la part belle aux sucres complexes, comme le pain complet, le riz complet ou encore les pâtes complètes. Leur richesse en fibres permettra une absorption plus lente du sucre qu’ils contiennent. Ajoutez-y un filet d’huile d’olive riche en omega-3, et vous ferez chuter l’index glycémique de votre repas !

Vous le voyez, la question du sucre est tout sauf anodine. Cancer, obésité, diabète… Les mots font peur, le constat est pourtant bien réel. Nos enfants, dont le capital de cellules adipocytes se constitue avant 8 ans, sont les premières victime du terrible pouvoir addictif du sucre. Au moins pour eux, changeons notre bol alimentaire, et limitons au mieux la part de sucres simples !