Mission Impossible: Henry Cavill rencontre
© Jeff Lipsky

Dans la peau de Superman, il a déjà sauvé le monde sur grand écran, mais il en a encore à revendre. En jouant dans le nouveau Mission Impossible, Henry Cavill met un pied dans une autre franchise. Nous l’avons rencontré en plein coeur de la Californie pour qu’il nous parle de sa carrière et du tournant qu’il espère prendre.

Mission Impossible : Henry Cavill comme vous ne l’avez jamais vu

Henry Cavill, 1m85 pour un peu plus de 90 kilos, réfléchit à l’allure qu’il aura une fois monté sur la moto qu’il est en train de dévorer du regard. « Sexy. Très sexy ». « Pour quelqu’un d’assez costaud comme moi, c’est bien d’avoir une moto plutôt grosse pour ne pas avoir l’air d’un adulte monté sur un jouet ».

Humilité, moto et moustache

Dans le showroom de la marque à Beverly Hills, ses yeux sont rivés sur une Ducati Multistrada Enduro Pro, un objet de convoitise de 1200cc et de 152 chevaux. A mesure qu’il déambule entre les motos, Henry Cavill, motard relativement novice, entre dans les détails.

« Pourquoi est-ce qu’elle ne fait que 1200cc alors que celles-ci en font 1260cc ? », demande-t-il au vendeur. Après avoir obtenu une explication exhaustive sur la façon dont le couple supplémentaire pouvait faire glisser la moto hors route, Cavill hoche la tête. « D’accord. Ah au fait, Henry », répond-t-il en tendant la main.

C’est un classique de Cavill, un petit geste si détaché qu’il peut ne pas être remarqué, mais qui, réalisé plusieurs fois dans la journée, dépeint un acteur de 35 ans sans prétention. Il se présente auprès des vendeurs (« Daniel, enchanté. Moi c’est Henry », « Comment allez-vous ? Moi c’est Henry », etc.) et prend des selfies avec les fans de Superman (que ce soient des touristes israéliens d’une vingtaine d’années ou un couple dans la cinquantaine qui lui demande également quand est-ce qu’ils pourront le voir sur grand écran). C’est à ce moment-là qu’il mentionne « Mission : Impossible—Fallout » pour la première fois.

« Ça vaut la peine d’aller le voir, déclare-t-il en soulevant un sourcil. J’ai une moustache ».

C’est le Henry Cavill de 2018 : toujours le même physique sculptural et un comportement bien géré. Quiconque pensait que l’acteur britannique connu pour avoir interprété Superman se contenterait de porter une cape et de sauver le monde ignorait que Cavill avait d’autres cordes à son arc. Il est déterminé à faire prendre à sa carrière une tournure inattendue. La moustache fait partie du plan. Cavill joue l’adversaire de Tom Cruise dans « Fallout ».

Mission Impossible: Henry Cavill rencontre
© Jeff Lipsky

« On ne peut pas être un héros avec ce genre de pilosité faciale, dit-il en souriant. C’est comme le nouveau chapeau noir, la nouvelle cicatrice sur le visage, le nouvel accent anglais ». Il souligne la dernière partie avec un accent cockney et un ricanement. Ce n’est pas exactement le monde de Bizarro, mais il est clair que Henry Cavill n’est clairement plus à Smallville…et il aime ça.

Dans le nouveau Mission Impossible, Henry Cavill déambule dans Paris avec son étrange moustache et tente quelque chose de nouveau, à moto. « Ils m’ont demandé si j’avais le permis moto», se souvient-il. A l’époque, il n’avait pour véhicule qu’une Bentley Bentayga. « Je n’avais pas le permis moto ». La production s’est débrouillée et l’a fait rouler dans des rues fermées. Il y a tout de suite pris goût et une obsession s’est développée. « J’ai ressenti cette incroyable sensation de liberté que je n’avais jamais connue ailleurs ».

Une fois le tournage terminé, Cavill a passé son permis moto en une journée. Il s’est ensuite acheté sa première moto : une Ducati XDiavel S. Elle lui a tapé dans l’oeil dès qu’il est entré dans une concession à Londres dont le nom était évident : Metropolis Motorcycles. « Je sais, je sais, on aurait voulu l’imaginer on n’aurait pas mieux fait ».

Parmi les pouvoirs de Superman, celui qui est le plus souvent oublié est probablement sa capacité à contrôler la carrière d’un acteur. Même si Cavill est passé à autre chose, il sait que le rôle de Kal El le suivra toute sa vie, pour le meilleur (« Man of Steel » a connu un grand succès) et pour le pire (« Batman v Superman : L’Aube de la Justice » et « Justice League »). Un prix qu’il est plus qu’heureux de payer.

Surnommé « Fat Cavill » par ses camarades

Cavill a grandi sur l’île de Jersey, la plus grande des îles britanniques de la Manche, où son père travaillait comme agent de change. C’est le quatrième des cinq frères qui remplissaient la maison familiale d’une activité frénétique et qui ont été sa définition d’héroïsme en des termes qui dépassaient ceux des bandes-dessinées.

Piers, le frère de Cavill le plus âgé, a été officier de l’armée britannique pendant dix ans. Nik, le deuxième frère, est un lieutenant colonel hautement décoré des Royal Marines qui a combattu en Irak et en Afghanistan. Il a dirigé une opération pour capturer un commandant taliban et a reçu une médaille pour ses services envers la reine et son pays. En Angleterre, les gros titres des journaux parlaient de lui comme le frère de Henry Cavill ou le frère de Superman et consacraient une partie équivalente de leur article au frère qui jouait le héros et à celui qui en était vraiment un. Cela n’a jamais plu à Cavill qui fronce les sourcils et secoue la tête en y repensant.

Dans la vraie vie, Henry Cavill soutient son frère. « Bien sûr, on a peur pour sa vie, mais on n’en fait pas toute une histoire. Ça ne va pas l’aider. Je m’assure que sa famille va bien. C’est mon travail ». Cavill consacre également du temps et de l’argent au Royal Marines Charity qui aide le personnel et les vétérans à retourner à la vie civile. « Si je peux récolter de l’argent et aider, alors j’ai fait ce que j’avais à faire. Ça m’aide à me sentir moins coupable de ne pas les avoir rejoint ».

Cavill se compare à ses frères qui ont servi et s’il ne se considère pas lui-même comme un modèle, Charlie, le plus jeune frère, n’est pas de son avis. Un jour, lui et Cavill se sont retrouvés bloqués dans une réserve alors qu’ils jouaient. Après avoir crié à l’aide, Henry, alors âgé de 7 ans, a cassé la fenêtre de la porte, escaladé et réussi à libérer son petit frère. « Henry a pris le rôle de grand frère au sérieux, comme si c’était son devoir solennel, déclare Charlie. Il a toujours veillé sur moi. Si quelqu’un essayait de me faire du mal, il le remettait à sa place ».

Mission Impossible: Henry Cavill rencontre
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Jersey, qui ne fait qu’un peu plus de 119 kilomètres carrés, a fini par être trop petite pour Cavill. « A l’âge de 13 ans, j’avais très envie de quitter l’île ». Il a continué ses études en Angleterre dans la prestigieuse Stowe School dont Richard Branson a également côtoyé les bancs. « C’est cliché, mais ça m’a aidé à me construire et à me préparer à la vie », dit-il en haussant les épaules. Traduction : l’internat a vraiment été brutal. Ses camarades l’avaient affublé d’un surnom, « Fat Cavill », et il était harcelé. « Je n’étais pas un élève populaire. J’étais joufflu et j’avais de l’ambition. J’ai donc naturellement été une cible facile. Ce n’est pas comme si j’avais des cicatrices émotionnelles importantes, mais ce n’était pas la meilleure expérience ».

Cavill prenait déjà des cours de théâtre dans son école lorsque celle-ci fut choisie comme lieu de tournage de plusieurs scènes de « L’Échange », un film sorti en 2000. Un jour, Cavill a traversé un terrain de rugby boueux en short, a pris son courage à deux mains et a demandé à Russell Crowe, la star du film, de lui parler du métier d’acteur : « Bonjour, je m’appelle Henry. J’aimerais devenir acteur. A quoi ressemble le milieu du cinéma ? ». Quelques jours plus tard, Cavill a reçu un colis contenant un pot de Vegemite, un maillot de rugby, un CD du groupe de Russell Crowe et une photo dédicacée par la star australienne de « Gladiator » avec un message : « Cher Henry, un voyage de plusieurs milliers de kilomètres commence par un pas en avant ».

« Ça m’a aidé, déclare Henry Cavill. Je ne dis pas que ma carrière repose sur ça, mais ça vous encourage quand vous doutez. Il faut toujours tenter ».

Plus souvent, lorsqu’il cherche la motivation, Cavill réfléchit à ses doutes et à ses défauts. Étant joufflu à l’époque, il était (et est encore) très attentif aux problèmes d’image. « J’en suis conscient. J’ai de grands objectifs pour moi-même que je ne réussis pas toujours à atteindre. Parfois, c’est malsain ».

Il affirme cependant que son obsession pour son image apporte de l’eau à son moulin. « Je suis hypercritique et je veux l’être parce que j’ai encore beaucoup d’espace pour grandir et m’améliorer ».

Le travail finit toujours par payer

Cette envie de s’améliorer, de diagnostiquer et de corriger chaque défaut ou chaque échec était tout aussi intense avant l’internat qu’après. « Henry a toujours été très critique envers lui-même, déclare Charlie qui a suivi Henry à Stowe. Je n’aime pas dire qu’il est perfectionniste, mais c’est le cas. Il veut se préparer et faire de son mieux, peu importe ce qu’il fait ».

Deux chemins se sont présentés à Cavill dans son adolescence : l’un était le monde du cinéma et l’autre celui de suivre ses frères dans le monde militaire. Il aurait étudié l’égyptologie à Oxford puis serait entré dans les Royal Marines. « Je pense que ça m’aurait beaucoup plu, mais je ne sais pas si on sait si on est capable de prendre une balle avant qu’on en prenne vraiment une ». Avant qu’il ne trouve une réponse à cette question et avant même d’obtenir son diplôme à Stowe, il fut choisi pour jouer dans le film « Le Comte de Monte-Cristo ». « C’était au coude à coude. Le cinéma a gagné d’une courte tête devant l’armée ». Il quitta l’école à 17 ans.

Depuis ses débuts dans le milieu du cinéma, Cavill a fait preuve d’organisation, de dévouement et de concentration. « C’est amusant de travailler dur. Je crois que je tiens ça du côté militaire de mon cerveau. Je déteste dire « j’aurais aimé travailler plus dur ». Ce n’est pas cool ».

Guidé par une très grande éthique du travail, il a connu quelques succès comme son rôle de Charles, Duc de Suffolk dans les Tudors, une série dramatique sexuellement provocatrice produite par Showtime. Il y eut également une série d’opportunités manquées. Bien avant « Man of Steel », Cavill a presque été choisi pour interpréter Kal El, mais le reboot en question n’a jamais vu le jour. Lorsqu’une autre version de l’histoire du super-héros de bande-dessinée fut créée (« Superman Returns »), c’est Brandon Routh qui a décroché le rôle. Cavill a manqué un rôle dans « Harry Potter et la Coupe de feu » (Robert Pattinson a finalement été choisi et a ensuite connu la célébrité grâce à Twilight). Cavill était le choix de l’auteure Stephenie Meyer pour interpréter Edward Cullen dans la saga Twilight, mais l’adaptation a été retardée et il était alors trop âgé pour le rôle. A tout juste 22 ans, il fut presque choisi pour interpréter James Bond mais le rôle a été donné à Daniel Craig.

« J’étais dégoûté, mais j’ai eu et j’aurai d’autres projets. Ils seront aussi incroyables que ceux que je voulais ». Et parfois, le passé revient. « J’ai découvert que les choses ne s’en allaient jamais définitivement. Superman par exemple. Je n’ai pas obtenu le rôle de Bond quand j’étais très jeune mais aujourd’hui, Daniel pense à abandonner le personnage. L’opportunité se présente à nouveau ».

Quand on lui demande s’il a l’intention de montrer aux producteurs qu’il souhaiterait devenir le prochain James Bond, Cavill rigole. « Je pense qu’ils le savent ».

Mission Impossible: Henry Cavill rencontre
© Jeff Lipsky

Superman est quelqu’un de très humain

Après avoir fait un tour du showroom Ducati, Cavill expose son objectif : il est à la recherche d’une deuxième moto pour sa maison dans le sud de la Floride où il passe le plus clair de son temps libre. Il revient vers l’Enduro. « J’aime bien celle-ci, même si je ne vais pas vraiment faire de hors route, elle est très sexy ».

« C’est vrai », répond le vendeur avant de lister les caractéristiques qui la rendent idéale pour les longs voyages sur route, de Baja jusqu’en Alaska.

« Je pourrais l’acheter tout de suite et rentrer à Miami avec. Annulez l’avion les gars ! En fait, non. Je dois ramener le chien ».

Certaines personnes mettent leur chien sur le réservoir fait remarquer le vendeur. « Ouais, non. J’ai un gros akita. Vous vendez des side-cars ? ».

Il y a Kal El, Superman sur grand écran, et puis il y a Kal, le meilleur ami de Superman et compagnon à quatre pattes de Cavill. Le chien Kal n’est pas seulement une star sur les réseaux sociaux, il a également son propre profil sur BuzzFeed intitulé « OK, But Have You Seen Henry Cavill’s Dog? »

D’un naturel extrêmement privé, Cavill a petit à petit arrêté de partager son quotidien sur les réseaux sociaux. La plupart du temps, Kal est sa muse, mais la pilosité faciale de l’acteur lui a permis de rivaliser avec lui. « Kal a plus d’expérience, mais la moustache a beaucoup retenu l’attention à cause de « Justice League » ». Lorsque Cavill a été appelé pour refilmer certaines scènes du film de super-héros DC, sa moustache a dû être numériquement effacée car il n’avait pas terminé de tourner « Mission Impossible Fallout ». On dit que l’opération aurait coûté des millions de dollars. Naturellement, la moustache est devenue un meme.

Cavill a adopté la moustache et s’en est servi pour l’aider à façonner l’agent de la CIA August Walker, son personnage dans « Fallout ». « Ce n’est pas un méchant. C’est juste l’antagoniste du protagoniste. Si vous vouliez être sauvé, vous avez appelé la mauvaise personne. Je ne sauve pas les gens ».

Cette ambiguïté morale est nouvelle pour Cavill, mais le réalisateur de « Fallout » a réussi à la déceler. « Je n’ai entendu que du bien sur lui et tout s’est vérifié : il travaille dur, il est impliqué et positif, déclare Chris McQuarrie qui a également écrit le film. J’avais également l’impression qu’il n’avait pas utilisé tout son potentiel. Je voulais explorer son côté obscur ».

Je détesterais me dire « j’aurais aimé travailler plus »

Cavill a apprécié jouer un teigneux et ça se voit. « Il y a une scène de combat dans le film…tout est dans les bandes annonces, déclare McQuarrie. Henry se prépare à combattre. Il a improvisé cette scène, mais c’est le moment où tout le monde réagit le plus viscéralement. Vous passez des mois à filmer des séquences dangereuses et compliquées pour emballer les gens et la scène où Henry donne des coups de poing devient la meilleure scène du film. Ça en dit long sur lui ».

Autre chose que vous devez savoir, c’est que Cavill est obsédé par la véracité des faits. Pour la moustache, il déclare qu’elle est inspirée d’une bande-dessinée de Superman. « On cherchait des idées et j’ai trouvé ce personnage, Elias Orr, dans « Superman : pour demain » ou « Superman : de demain » ?… ».

« Oui, c’est « Superman : pour demain », dit-il après avoir vérifié sur Internet avec son portable. L’une de mes bandes-dessinées préférées. Ce mec, Orr, a une morale contestable et un look stylé ».

Et ça ne s’arrête pas l. Henry Cavill sort son Google Pixel 2 XL à chaque fois qu’il a un doute: comment s’appelait le personnage qu’il a interprété au lycée dans « Grease » ? Le premier film pour lequel il a auditionné (« I Dream of Africa », et non « Out of Africa ») ? Et la destination de son prochain voyage à moto pour rendre visite à Nik. « Mon frère habite à Plymouth. Ou à moins que ce ne soit Portsmouth. Laissez-moi vérifier ».

Après plusieurs recherches, il trouve enfin la réponse : « Ah. Oui, c’est Plymouth, en Angleterre. Bien. Je mélange toujours les deux alors que je suis anglais ».

Il aurait pu s’en sortir puisqu’il vient des îles Anglo-Normandes et pas de l’Angleterre même. « Ce n’est pas une excuse », me répond-il.

« J’ai réussi à cocher plusieurs points dans ma liste de choses à faire avant de mourir »

Peu après, nous arrivons au Beverly Hills Hotel. Alors que nous nous dirigeons vers le Polo Lounge pour le déjeuner, Cavill accepte de poser pour plusieurs photos (« Ravi de vous rencontrer. Moi c’est Henry »), tient la porte à un groupe de femmes puis demande une table à l’extérieur.

Nous traversons le restaurant dans lequel se trouvent des producteurs exécutifs, des agents et des producteurs qui terminent leur repas. Lorsque Cavill passe, ils échangent des signes de tête, une forme de reconnaissance qu’il n’a pas perdue.

Maintenant que Cavill a gagné une place à la table d’Hollywood, il est déterminé à l’utiliser. En plus de jouer dans un deuxième blockbuster, Cavill envisage un nouveau film sur Superman. Il réalise plus que jamais son objectif de conduire les projets dans lesquels il est impliqué. Il y a plusieurs années, Cavill a lancé Promethean Productions avec son ami Ben Blankenship et son frère Charlie, une aventure qui commence à porter ses fruits.

Lorsque nous nous installons sur une banquette près d’une tonnelle, Cavill évite le panier à pain et demande de l’eau pétillante et un Americano. Il ne commande aucune entrée ni rien à manger. Il est songeur et apprécie ce qu’il voit. « J’ai fait Superman. Je suis dans « Mission : Impossible », j’ai réussi à cocher plusieurs points dans ma liste de choses à faire avant de mourir ».

Mission Impossible: Henry Cavill rencontre
© Paramount – Mission: Impossible – Fallout

Ce ne fut pas chose simple. « J’ai reçu beaucoup de mauvais conseils, mais les meilleurs que j’ai reçus, c’est de profiter et de sourire plus souvent parce que ça n’arrive qu’une fois ».

Le visage de Cavill s’illumine quand il parle de la maison qu’il est en train de faire construire (une forteresse de solitude baignée de soleil dans le sud de la Floride), de ses projets d’aller plonger et des tours de moto qu’il fera en Angleterre et, quand il aura sa nouvelle moto, aux États-Unis.

Songeant toujours aux conseils après avoir signé l’addition pour notre long repas sans nourriture, Cavill se souvient des mots de l’un de ses amis dans les Forces Spéciales Américaines. « Quand il a rejoint l’unité, il se portait volontaire pour tout. C’est ce que je tente de faire. Essayer. Tester. Avoir peur. Apprécier ce prolongement de soi et l’adopter ».

Lorsqu’il se lève, il donne un coup sur la table avec la paume de ses mains. « Dire oui à tout. Vraiment tout. A part les trucs merdiques comme la drogue ou les boys bands ».

 

Traduit par Mélanie Geffroy