Prenez le contrôle de votre psyché pour préserver votre santé – et aussi votre vie.

Rappelez-vous, la dernière fois que vous avez passé un scanner, une IRM ou même une radio, le médecin vous a sans doute montré les résultats en pointant les mucosités dans vos poumons, les plaques de vos artères, un os cassé. Non ? Ce qui est certain, c’est que votre médecin n’a pas pu vous dire : « Regardez, un centimètre à gauche de votre œsophage…
Vous voyez ce point rouge ? C’est votre colère. Elle s’est dangereusement accentuée. Dites-moi : qui vous a énervé aujourd’hui ? »
Si vos émotions restent invisibles, même soumises aux technologies médicales les plus poussées, elles affectent néanmoins votre santé autant que vos organes faits de chair et de sang. « Les émotions sont physiologiques, dit le docteur Karen Lawson. Il est faux de croire que notre corps est séparé de nos émotions. » Considérez cet article comme un cours d’anatomie que votre médecin n’a pas eu à la faculté. Vous découvrirez les connexions entre colère et mal de dos, solitude et hypertension, anxiété et démence –et apprendrez à éteindre la mèche lorsque votre état émotionnel
sera au bord de l’explosion.

Votre mal
LA COLÈRE
Vous + la tête en ébullition = mal de dos. D’après des recherches sur la douleur, les maux de dos s’intensifient avec la mauvaise humeur. La colère activerait les réseaux neuronaux qui transfèrent la tension mentale aux muscles longeant la colonne vertébrale. Un caractère emporté peut émousser la sécrétion d’endorphines, connues pour réduire la douleur.

La solution
PRENEZ DU RECUL
Votre réaction est-elle physique ? Crachez-vous votre venin en quelques mots ? Identifiez la manifestation de votre colère. Observer l’interaction avec objectivité vous éclairera. Cette prise de distance peut réduire les pensées qui attisent mauvaises pensées et agressivité.

Votre mal
LA SOLITUDE
Vous avez 200 amis sur Facebook mais, au fond de votre cœur, vous sentez que vous n’êtes pas relié aux autres. Dans une étude de l’université de Chicago, les êtres esseulés ont vu leur tension monter plus vite en quatre ans que les personnes satisfaites sur le plan social. Cette augmentation de la pression artérielle est assez significative pour augmenter le risque d’attaque cardiaque.

La solution
TENDEZ LA MAIN
L’homme tire de grandes satisfactions de ses échanges sociaux, surtout à 20 ans. Aujourd’hui, vous avez perdu
cette promiscuité des années fac, mais aspirez encore à ce sentiment de fraternité. Notre conseil : faites du bénévolat. En travaillant avec des personnes dans le même état d’esprit que vous, vous lierez forcément amitié.

Votre mal
LE PESSIMISME
Imaginer le pire peut provoquer une tempête dans la tête. D’après une étude finlandaise, les pessimistes présentent un plus grand risque d’être victimes d’une attaque. Les éternelles pensées négatives peuvent endommager les vaisseaux sanguins et perturber la partie du système nerveux qui contrôle le rythme cardiaque, vous rendant plus vulnérable à une attaque.

La solution
VOYEZ LA VIE EN ROSE
Sans être foncièrement optimiste, vous ne voyez pas tout en noir non plus, mais vous avez besoin de faire prévaloir des idées positives. Chaque semaine, pensez à un domaine de votre existence – carrière, amour – et visualisez la prochaine décennie avec confiance. D’après des scientifiques de l’université de Californie, cet exercice améliore la vision globale.

Votre mal
L’ANXIÉTÉ
Si les enjeux sont importants, l’anxiété prime sur l’action. Vous vous inquiétez à en perdre la raison : une étude britannique a démontré que l’anxiété peut augmenter le risque de démence. La tension mentale chronique crée des pics des taux de glucocorticoïdes, or un trop-plein de ces hormones peut affecter les cellules cérébrales et avoir des effets délétères sur la mémoire.

La solution
ENTRAÎNEZ VOTRE CERVEAU
Filez au club de gym pour faire au moins une demi-heure de cardio trois fois par semaine. D’après des recherches américaines, l’exercice physique garantit un effet apaisant similaire à celui d’un anxiolytique. De plus, l’activité physique stimule l’oxygénation du cerveau qui en a besoin pour consolider les souvenirs.

Votre mal
LA DÉPRESSION
Avoir le blues ouvre la voie au risque de cancer. Une étude de l’Institut John Hopkins, montre que les individus ayant connu des épisodes dépressifs ont 69 % de risques en plus que ceux qui voient tout en rose. La dépression peut finir par altérer les hormones du stress impliquées dans le développement et la régulation du cycle des cellules, conduisant potentiellement à un cancer.

La solution
SOYEZ RÉALISTE
D’après une étude de l’université de Pennsylvanie, les personnes trop sûres d’elles ont plus de risques de faire une dépression. L’autosuffisance peut conduire à de violentes déceptions et occulter les moyens de s’améliorer. Acceptez l’éventualité d’un échec et envisagez les moyens de le surmonter. C’est en connaissant ses limites qu’on apprend à les contourner.

Votre mal
LE SURMENAGE
Vous pensez tenir une semaine de 60 heures ? Vérifiez votre taux de glycémie. Les hommes stressés par leur travail ont 21 % de chances en plus de développer du diabète. Tenter en vain de surmonter l’avalanche de boulot peut perturber le sommeil et provoquer des inflammations – autant de facteurs de risque potentiel de diabète, d’après des recherches israéliennes.

La solution
GARDEZ LE SOURIRE
Le remède le plus sûr est de démissionner et de vous installer aux îles Fidji. Si ce n’est guère envisageable, adoptez l’attitude des îles au bureau. Sourire en cas de stress apaise le rythme cardiaque. Heureusement, vous n’avez pas besoin de sourire benoîtement. Même un demi-sourire – comme si vous teniez un crayon entre vos dents – peut calmer le stress.

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