Les pensées négatives sont comme des parasites, elles altèrent sournoisement notre bien-être. Apprenez donc à les combattre !

NOTRE ÉTAT D’ESPRIT A DES RÉPERCUSSIONS SUR NOTRE SANTÉ : si l’on croit que tout va mal et qu’on s’attend toujours au pire, notre mécanisme de lutte ou de fuite peut rester enclenché en permanence. On peut comparer cela au moteur d’une voiture de course dont on fait monter le régime avant un démarrage rapide : utile, mais bonjour les dégâts si le champignon reste collé au plancher ! De la même manière, voir tout en noir peut avoir sur nous des effets néfastes permanents. Selon une étude menée à l’université de Pittsburgh, le pessimiste tend à avoir une tension artérielle plus élevée que l’optimiste et davantage de triglycérides. Par ailleurs, comme il présente un risque accru d’infarctus,
son espérance de vie est moindre. L’illustration ci-contre montre comment le pessimisme peut agir sur nos organes, mais elle ne montre pas de quelle manière l’optimisme contribue à une meilleure santé. Hypothèse ? Une personne heureuse et qui ne s’inquiète pas pour l’avenir est davantage susceptible de faire du sport, de manger sainement et de ne pas fumer. Autrement dit, le bonheur nous permet de prendre le contrôle de notre santé.
En restant positif, on peut réduire la sécrétion de cortisol, hormone liée à la calcification des artères, et de l’interleukine 6, qui favorise la sclérose en plaques et les cardiopathies. Il est peut-être temps de retrouver le moral : cela pourrait bien vous sauver la vie !

AMYGDALE
Lorsque le centre névralgique des émotions détecte un événement négatif stressant, il envoie un signal qui déclenche la réaction de lutte ou de fuite.

MOELLE ÉPINIÈRE
Immédiatement véhiculée par la moelle épinière, puis par le système nerveux, la perception de ce stress met les organes en état d’alerte.

POUMONS
Les muscles lisses qui tapissent les voies aériennes se détendent. Ces dernières se dilatent et la respiration s’accélère afin de pourvoir à un plus fort besoin en oxygène.

CŒUR
Le signal de stress provoque une montée en flèche du rythme cardiaque et de la pression sanguine. Les cytokines (molécules pro-inflammatoires) sont transportées par le sang.

FOIE
En prévision d’un effort intense, le foie se met à dégrader le glycogène en glucose : en l’absence de danger ou de menace, cette opération n’est pas nécessaire.

SURRÉNALES
En cas de persistance du stress induit par le pessimisme, il y a libération d’adrénaline, de cortisol et d’autres hormones du stress afin de maintenir le rythme cardiaque élevé.

REINS ET INTESTINS
Les vaisseaux sanguins qui irriguent les organes internes se contractent, ralentissant ainsi la production d’urine et la digestion : ce mécanisme n’est utile qu’en cas de fuite ou de lutte.