Mal de mer
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Sueurs, vertiges, nausées, vomissements, hypersalivation… pas de doute, vous n’avez pas le pied marin. S’il n’existe pas de recette miracle contre le mal de mer, quelques solutions peuvent vous aider à ce que votre croisière ne vire pas au cauchemar.

Laissez le mal de mer à terre

Pourquoi en êtes-vous atteint ? Tout le problème vient de votre cerveau. L’appareil vestibulaire, véritable tour de contrôle de la verticalité, situé dans l’oreille interne, envoie certaines informations concernant la position du corps. D’autres renseignements sont transmis par l’intermédiaire de récepteurs annexes, tels que les yeux, les pieds, les jambes, l’abdomen. Réalisant un véritable travail d’ordinateur, le cerveau intègre toutes ces données, les qualifie et les compare. Puis, instantanément, il donne des ordres de contraction ou de relâchement aux muscles. A terre, les données sont cohérentes. En mer, tout se complique. Vous êtes perpétuellement en mouvement. Le cerveau emmagasine des renseignements totalement contradictoires. Il y a conflit. La charge nerveuse s’accumule. Le cerveau n’a plus qu’une issue: se débarasser de cet excès d’influx nerveux. Le nettoyage se traduit par un simple inconfort, des maux de tête ou des nausées…

1) Mangez

L’air marin creuse ! Avant de partir, préparez-vous un repas consistant mais léger. Les sucres lents, tels que les pâtes ou le riz, permettent d’éviter les coups de pompe. Même si vous ne faites rien sur le bateau, vous brûlez 800 kilocalories par jour. Une fois en mer, nourrissez-vous par petites quantités pour garder le ventre plein. Glissez dans vos poches des barres de céréales, des fruits ou des gâteaux secs, cela vous évitera de descendre à l’intérieur du bateau pour chercher quelques chose à grignoter.

2) Buvez

La déshydratation entraîne une surchauffe du moteur humain, une intolérance à l’effort, une grande fatigue. Et la fatigue favorise le mal de mer. Préférez les eaux riches en bicarbonate, conseillées en cas de régurgitations acides.

3) Soyez en forme

Passez une bonne nuit de sommeil avant de larguer les amarres. Entre le stress du départ, l’anxiété de la météo, le roulis ou le tangage du bateau, l’amplitude des mouvements, vos nerfs sont mis à rude épreuve. La fatigue diminuant fortement les capacités d’adaptation, la sensibilité du système de l’équilibre est maximale.

4) Restez à l’extérieur

Gardez la ligne d’horizon ou tout point fixe de la côte comme référence géométrique stable. A l’intérieur du bateau, l’oeil – récepteur secondaire de l’équilibre – perd ce repère. Le système de l’équilibre est encore plus désorienté. Sans parler des odeurs qui peuvent accentuer ce phénomène, vous risquez d’être encore plus mal.

5) Mettez-vous à l’arrière

Et le plus près possible du centre de gravité du bateau. C’est là que les mouvements sont les moins amples. La sensation de monter ou de descendre, de tomber à droite ou à gauche est atténuée. Ca ne va pas mieux ? Allongez-vous dans la zone la plus basse du bateau, sur le plancher, le visage tourné vers le ciel.

6) Testez le sea-band

Vendu en pharmacie, ce bracelet stimule un point d’acupuncture situé au poignet, nommé 7C Shen Men. Il relaxe et prévient les vomissements. Beaucoup plus doux que les médicaments et sans effet secondaire.

7) Pensez à l’homéopathie

Cocculine, Nux Vomica, Tabacum, Petroleum…ces petits granulés protègent aussi du mal de mer. Les prises sont plus fréquentes. Une première dose est nécessaire la veille du voyage. Une deuxième le matin avant de partir. Et une troisième si vous sentez le mal de mer venir.