© DR

Vous savez qu’il faut vous prendre de grandes inspirations lorsque vous vous sentez stressé.

6 astuces pour terrasser votre stress

Au lieu de ça, vous préférez avaler un beignet au chocolat (ou cinq). Bizarre ? Pas vraiment. Selon le Dr James Herman, votre cerveau surmené requiert un réconfort immédiat et, la plupart du temps, sous forme solide (un aliment) ou liquide (souvent de l’alcool). « Ces éléments activent des processus de gratification, tout en apaisant l’amygdale, la partie la plus tarabiscotée de votre cerveau, celle où siègent les émotions. » Mis à part l’inévitable risque d’obésité et les taches de sucre glace parsemant votre cravate, le vrai souci avec la cure de beignets, c’est qu’il ne s’agit que d’un petit pansement de rien du tout sur votre bon gros stress bien réel. À la longue, vous finirez par vous sentir davantage malmené que boosté mentalement. Et lorsque le mental souffre, tout le corps en pâtit. D’ailleurs, dans une nouvelle étude de l’université d’État de l’Oregon, des chercheurs ont révélé que les hommes d’âge moyen atteints de stress chronique avaient en moyenne 50 % de risques supplémentaires de mourir sur une période de dix-huit ans que ceux qui rencontraient moins de facteurs stressants au cours de leur existence. Alors ? Auquel de ces deux groupes souhaitez-vous appartenir ? Sans blague. Maintenant, suivez le plan suivant à la lettre, afin de substituer de vraies techniques de soins à vos perpétuelles méthodes de débrouille bancales censées apaiser vos maux routiniers.


Vous vous calmez :

En avalant un dessert : Il y a une raison qui fait que l’on assimile souvent le sucre à la sérénité. Lorsqu’on consomme des produits sucrés, nous dit Herman, notre cortex préfrontal, zone du cerveau qui nous aide à contrôler nos émotions, est sollicité. Mais voilà : le danger avec l’excès de sucre, c’est que les hommes les plus anxieux sont également ceux qui risquent d’avoir les taux de glucose les plus élevés, selon une équipe de scientifiques japonais. D’ailleurs, l’American Diabetes Association signale que, à long terme, le stress peut faire basculer le taux de sucre dans le sang vers le diabète, surtout si ce taux est déjà plus haut que la normale.

Optez plutôt pour : 

Une petite portion de crème glacée : Herman explique que les effets antistress du dessert proviennent davantage du goût de celui-ci que des lipides ou des calories qu’il apporte. « Les aliments à fort apport calorique ont souvent meilleur goût mais, bien souvent, ce ne sont pas les calories qu’ils contiennent qui agissent sur notre stress. »Achetez une portion individuelle de votre glace préférée et mangez-la en une demi-heure. Prendre le temps de savourer peut en effet prolonger l’action apaisante.


Vous vous calmez :

En vous servant un verre : Après quelques bons shots de Jack Daniel’s, le collègue de boulot prise de tête ne devient plus qu’un lointain souvenir. Lorsque l’alcool passe dans votre système sanguin, il agit un peu comme un réconfortant « à durée limitée ». Mais, au bout du compte, il peut accentuer votre état dépressif, selon le Dr W. Pollack. Dans une étude menée par l’université de Chicago, des hommes hyperstressés, à qui l’on avait donné de l’alcool, se sont sentis anxieux plus longtemps que ceux à qui l’on avait fourni un placebo. Ce qui prouve que picoler peut perturber le processus d’apaisement de votre organisme, prolongeant par la même occasion l’état dépressif.

Optez plutôt pour : 

Une cure musicale : Une étude de Nature Neurosciencea démontré que l’écoute de morceaux que l’on affectionne ou le simple fait de chantonner ou d’anticiper des paroles ou un air pouvait faire affluer la dopamine, et donc apporter du plaisir. Alors, rien de mieux que d’écouter à la suite quelques-uns de vos tubes préférés, plusieurs fois par jour.« Ces doses de dopamine peuvent réduire votre stress et vous permettre de neutraliser ce qui vous pousse à chercher le réconfort dans l’alcool », explique Edward Roth, professeur de musicothérapie à l’université Western Michigan.


Vous vous calmez en : 

En vous plongeant à fond dans le travail : C’est en effet tentant de lutter contre le stress qu’apporte une lourde charge de travail enne faisant rien d’autre que travailler pour en venir à bout. Mais ce n’est pas la bonne solution. « La concentration et la productivité ne sont pas optimales lorsque le cerveau est sans cesse sollicité, lorsqu’il ne peut pas prendre de pause pour mieux repartir »,explique McKee. Et votre performance risque de ne pas être le seul élément à en pâtir. Selon une nouvelle étude britannique menée sur douze années, les personnes qui travaillent plus de 11 heures par jour ont quasiment 70 % de risques en plus de souffrir de maladies cardio-vasculaires que les personnes se contentant de 7 à 8 heures de labeur quotidien.

travail
©iStock

Optez plutôt pour :

Des vacances éclair de 60 sec : Toutes les heures, visitez pendant 1 minute un blog amusant. Les petites pauses à intervalles réguliers vous aident à mieux traiter et à assimiler les nouvelles infos, en augmentant votre efficacité, constate McKee. Durant votre petite pause, respirez profondément pendant 10 secondes : inspirez pendant 4 secondes et expirez sur 6, afin d’aider votre petit cœur à récupérer de tout ce stress.


Vous vous calmez en : 

En passant la nuit sur Fortnite : L’envie de battre votre record perso de dégommage de têtes n’est certainement pas la seule chose qui vous maintienne éveillé jusqu’à 3 h du mat. Pour les scientifiques de Stanford, jouer à des jeux vidéo stimule le système méso-cortico-limbique, une zone clé de gratification du cerveau. Plus vous gagnez, plus la zone s’illumine. Mais voilà, il y a quand même un sérieux désavantage : la plupart des jeux vidéo impliquent une sédentarité et reproduisent le climat de compétitivité que l’on retrouve dans le cadre d’un travail stressant. Ceci peut donc annihiler tous les effets bénéfiques d’une telle activité, aussi ludique soit-elle, affirme Michael Addis, professeur de psychologie à l’université Clark, dans le Massachusetts.

Optez plutôt pour : 

Un nouveau hobby : Apprenez à rôtir ou à braiser la viande. Ou faites des gammes sur un ukulélé. Les activités qui vous procurent un sentiment de maîtrise permettent elles aussi de solliciter le système méso-cortico-limbique générant l’afflux de dopamine. De plus, lorsque vous vous adonnez à une nouvelle pratique, vous pénétrez dans un nouvel et très bénéfique état mental appelé le « flow ».« Vous perdez la notion du temps et vous êtes totalement immergé dans ce que vous faites, explique Michael Addis.C’est fou comme cela détend l’esprit. »


Vous vous calmez en : 

En conduisant trop vite : Pourquoi les mecs adorent-ils les casinos ? Ou pourquoi sont-ils persuadés que le saut d’une falaise constitue une activité comme les autres ? Pour la seule et même raison qui les pousse à rouler vite : la prise de risques fait grimper l’endorphine, ce qui fait taire la douleur, explique le Dr Michael McKee, psychologue à la Cleveland Clinic. Mais, si vous poursuivez ces plaisirs alors que vous êtes stressé, ceux-ci peuvent vous être fatals. Vos facultés de jugement sont altérées, et il devient alors très compliqué de prendre des risques calculés, explique Addis. « Vous êtes alors plus susceptible de vous mettre en danger inutilement.

Optez plutôt pour : 

Des séances intensives à la salle de sport : N’abandonnez pas vos exercices quotidiens. Si vous êtes las de votre routine, il est probable que vous ne ressentiez pas la montée d’endorphines que devrait vous procurer votre séance de sport habituelle, rendant ainsi la pratique quotidienne d’exercices moins efficace contre le stress, dit Addis. Alors, essayez quelque chose de nouveau : inscrivez-vous à des cours d’arts martiaux, trouvez un centre avec un mur d’escalade ou partez faire du VTT. Tout bénef, ces activités allient à la fois effort physique et légère prise de risques.