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Demander plus d’argent à son patron est toujours un moment délicat. Mieux vaut vous préparer pour ne pas perdre pied et obtenir des euros supplémentaires sur la fiche de paye.

 

1/ À l’entretien d’embauche

Sachant que votre rémunération de départ va rester stable pendant au moins un an, mieux vaut anticiper et tenter de négocier un salaire qui vous convient dès le début. L’erreur à éviter : se brader en pensant qu’un autre prendra la place si on vise trop haut.

 

2/ Renseignez-vous sur votre société

Avant de demander une augmentation, prenez des informations sur votre entreprise. Connaître le chiffre d’affaires, la taille ou encore la croissance peut s’avérer très utile pour évaluer ce que l’on est prêt à vous offrir. Méfiez-vous des rumeurs internes ou des bruits de couloirs et jetez un œil sur les sites du genre Societe.com

 

3/ Préparez vos arguments

« Comme c’est une négociation, la bonne question à se poser est la suivante : qu’est-ce que j’apporte ou qu’est-ce que je vais apporter de plus que ce que je vaux actuellement? », conseille Christophe Réville, consultant en entreprise et l’un des auteurs du site Psycho-travail.com. Préparez une liste d’arguments marquants, baseés sur des faits concrets (des chiffres, par exemple). La reconnaissance financière que vous êtes venu chercher doit paraître légitime.

 

4/ Attendez le bon moment

« L’entretien annuel est un moment propice pour faire le point sur ses compétences et son apport à l’entreprise. Ça permet de mettre le sujet sur la table », poursuit le consultant. Toutefois, la négociation salariale peut être provoquée à un autre moment de l’année, du moment qu’elle est justifiée (surcharge de travail importante, promotion…).

 

5/ N’hésitez pas à faire l’entretien avec des fiches

Pour éviter de vous emmêler les pinceaux, n’hésitez pas à venir avec un résumé des différents points à aborder. « Notre culture judéo-chrétienne fait qu’il est difficile de parler d’argent, explique Christophe Réville. Jeter un œil sur ses notes permet d’être plus serein quand on se sent pris par les émotions. »

 

6/ Combien demander à votre hiérarchie ?

C’est LA question sensible. Évidemment, la hausse de salaire peut être très variable, puisqu’elle dépend de votre poste, de votre secteur d’activité et de votre entreprise. Elle dépend aussi du « plus » que vous apportez : « Il n’y a pas d’augmentation sans évolution de poste. Par exemple, un excellent commercial peut demander le double de son salaire, ce n’est pas choquant », affirme Christophe Réville. Le point de repère, c’est de 5 à 20 % d’augmentation. Proposez une fourchette, soyez souple. »

 

7/ Pensez aux avantages en nature

En ces temps de crise, il est nettement plus facile pour une entreprise d’allouer des avantages en nature. Une voiture de fonction, un téléphone portable, un ordinateur ou des tickets- restaurants passent dans les charges et coûtent donc moins cher à votre boîte.

 

8/ Quelle attitude adopter ?

Ne vous laissez pas intimider par votre interlocuteur. Soyez à la fois ferme et ouvert. Si votre supérieur évoque un manque d’expérience, c’est le moment de sortir vos chiffres. Si votre classification réelle est au-dessus de celle à laquelle vous prétendez, négociez une formation pour vous mettre à niveau. C’est une négociation, chacun doit y mettre du sien.

 

9/ Les erreurs à éviter

La comparaison avec ses collègues est à proscrire. « Il faut au contraire essayer de mettre en valeur des qualités individuelles supplémentaires. » Ne vous servez pas non plus de votre ancienneté comme d’un argument, car de nos jours, ça n’a que peu de valeur. Enfin, laissez tomber le chantage. Si vous menacez d’aller voir ailleurs, on pourrait bien vous tenir la porte.

 

10/ Que faire en cas de refus ?

Sachez qu’une entreprise n’a aucune obligation en matière d’augmentation. En revanche, un patron fait toujours un effort quand il veut garder son collaborateur. Si vous n’obtenez rien, le message est clair : vous n’avez pas beaucoup d’avenir dans votre entreprise…